Corruption aux consulats marocains : le cas du Consulat de Rennes

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Comme convenu, vous trouverez ci-après, un aperçu de l’affaire dont on a parlé ce jour. Il s’agit en fait de l’époux de ma sœur, Monsieur Ahmed EL KHDAR, qui est Consul Général du Maroc à Oran (Algérie), depuis le 1er Mars 2011, après avoir été muté abusivement, en pleine année scolaire, de Rennes, où il avait exercé en tant que Consul Général du Maroc dans cette ville.

Quand Ahmed EL KHDAR a pris ses fonctions à Rennes, le 1er septembre 2009, il a décelé pas mal d’irrégularités et de dysfonctionnements flagrants dans le consulat. Pour pouvoir maintenir intact, au niveau du consulat, le rythme des changements prôner par notre pays, il doit d’abord assainir la situation, c’est-à-dire séparer « le bon grain de l’ivraie » comme dit le jargon classique.

C’est ainsi qu’il a commencé à mettre fin à ces dysfonctionnements et saisir son Ministère sur les différentes affaires qui empoisonnent le consulat du Maroc à Rennes. Il s’agit des affaires suivantes:

le cas de frère d’un ambassadeur (actuellement en Afrique). Il s’agit de M. Ahmed LASFAR, agent local qui n’a jamais mis les pieds au consulat depuis 2006. Depuis cette date, il ne fait qu’envoyer au Consulat des arrêts de travail, tout en continuant de bénéficier de son salaire. Le consul, A. EL KHDAR lui a suggéré de venir reprendre son travail au consulat et lui a donné une semaine de réflexion pour répondre. L’intéressé n’a pas jugé opportun de donner une réponse. M. EL KHDAR a décidé, selon la législation française, de lui suspendre son salaire et l’orienter vers la sécurité sociale française pour demander des indemnités journalières. Le consulat paie à la caisse française de sécurité sociale sa quote-part patronale depuis plusieurs années.


Un courrier a été adressé au Ministère pour l’informer de ce dossier. Aucune réponse n’a été donnée à ce jour. Les inspecteurs des finances en mission à Rennes, fin octobre 2010, ont bien établi les faits reprochés à cet agent local.

– Le cas de M. Kamal ZIYAT, agent comptable désigné auprès du consulat à Rennes et qui travaille également au consulat du Maroc à colombes (région parisienne). Ce dernier a la mauvaise habitude, depuis plusieurs années, en tout cas du temps de l’ancien consul, de bénéficier indûment des frais de déplacement qui ne correspondent pas à la réalité. En fait, cet agent a toujours élu domicile à Paris. Il travail 3 jours au consulat du Maroc à Colombes et il vient une fois par semaine à Rennes. Il a réussi à avoir des ordres de mission « fictives », signés par l’ancien Consul de rennes pour lui permettre de bénéficier des frais de déplacement de Rennes à Colombes, à raison de trois jours par semaine. Ce qui n’est pas juste ! M. EL KHDAR refuse de lui servir ces frais de déplacements qui ne correspondent pas à la réalité, (en fait, il n’y avait jamais de déplacements de rennes à colombes, puisque ce dernier a toujours habité Paris), et un courrier a été adressé au Ministère des Affaires étrangères pour l’informer de cette affaire. Une autre fois aucune réponse à ce jours. Le dossier de cette affaire a été remis par le consul, A. EL KHDAR aux inspecteurs des finances lors de leur mission d’inspection au consulat à rennes qui ont également bien établi les faits.
– Toujours à propos de cet agent comptable, il a également bénéficié indûment des indemnités de représentation depuis 4 ans, alors que ces indemnités sont réservées uniquement aux diplomates. Depuis l’arrivée de M. EL KHDAR au Consulat de Rennes, il a refusé de le faire bénéficier de ces indemnités car l’agent comptable ne remplit pas de fonctions de représentation. Celui-ci a menacé verbalement le consul en injuriant « qu’on va pas aller plus loin ». Les inspecteurs des finances ont bien vérifié que cet agent avait bien bénéficié de ces indemnités avant l’arrivée de M. El KHDAR à Rennes et que depuis sa prise de ses fonctions, a cessé de lui servir les indemnités en question.


L’autre affaire concerne un vice-consul accusé par une femme marocaine d’harcèlement sexuel dans son bureau au consulat. L’intéressée qui est veuve s’est présentée en 2008 pour inscrire son enfant dans l’état civil. Le vice consul, Rachid DAIDAI a profité de la situation de la femme pour l’amener dans un bureau qui se trouve au 2ème étage pour l’harceler sexuellement. La femme a voulu sortir du bureau mais la porte a été fermée par le vice consul. Depuis cet acte, l’intéressée ne s’est pas déplacée au consulat craignant le vice consul qui lui a promis de se venger si elle dit un mot de ce qui était arrivé avec lui.
La dame s’est présentée au consulat de rennes au mois juillet 2010 et a témoigné devant le consul et 3 cadres du consulat. Après avoir fait ses déclarations, elle a établi une déclaration sur l’honneur dans laquelle elle a consigné le détail de cette affaire. Cette déclaration a été signée et légalisée par l’intéressée et un courrier a été adressé au Ministère, accompagné de la déclaration de la dame, mais aucune suite n’a été donnée à cette correspondance. Pie, le vice consul, Rachid Daidai a été prorogé dans sa mission et il a été muté au consulat du Maroc à bordeaux, et ce après avoir passé 5 ans à Rennes (le ministère l’a muté à Bordeaux pour d’autres années encore). Ce vice consul est soutenu par un directeur au Ministère des affaires étrangères.
Il faut signaler que le personnel du consulat a témoigné et confirmé devant M. Semlali et M. Bassou venus faire une inspection à Rennes (au mois de décembre 2010) les faits reprochés à M. daidai. Mais aucune sanction n’a été prise contre lui.


– Le cas
Mme Ammar zineb, agent local (fille d’une dame qui travaille à la clinique royale) qui arrive toujours en retard et sort toujours avant l’heure. Quand le consul, lui a fait la réflexion, elle a répliqué « qu’elle se remettra aux « gens » qui ont intervenu pour l’employer au consulat », allusion faite à des « gens du palais ». Il faut rappeler que l’intéressée fait prévaloir que sa maman travail dans la clinique royale.
une fois n’est pas satisfaite des remarques qui lui ont été faites par le consul, l’intéressée a commencé à s’absenter, laissant un cumul du travail au consulat et créant un malaise parmi le personnel qui voit d’un mauvais œil le fait qu’on exige de lui l’assiduité et de l’autre côté la complaisance avec les autres « pistonnées ». Depuis le 5 juillet 2010 et 30 décembre 2010, Mme Ammar zineb a déposé
17 arrêts de travail. Pie, vers la fin du mois décembre 2010, elle réclame son 13ème mois. Le consul lui a dit que le 13ème mois est une gratification et, à ce titre, il est servi en fonction de l’assiduité et le rendement des agents, et que c’était injuste de mettre sur un pied d’égalité les gens qui travaillent et qui sont assidus, et ceux qui ne le sont pas. L’agent en question a promis de faire intervenir les personnes du palais pour avoir son 13ème mois. Effectivement, l’intéressée a pu obtenir satisfaction puisque le Ministère a demandé au Consul de lui servir le 13ème mois. Le consul bien évidement a refusé de la faire bénéficier de ce 13ème mois.
Au delà de cette question, l’intéressée a toujours menti au service administratif du Consulat, en déclarant qu’elle ne bénéfice pas de la couverture sociale et, de ce fait, elle a pu conserver son salaire durant la période des arrêts de travail. Après vérification faite par les inspecteurs des finances lors de leur mission à rennes, il a été établi que M. Ammar bénéfice bel et bien de la sécurité sociale. Interrogée sur le bien fondé de ses déclarations, l’intéressée a refusé de répondre aux 3 courriers qui lui ont été envoyés avec accusé de réception. Devant ce refus, le consulat a saisi directement la caisse sociale qui a indiqué dans un courrier que madame Ammar zineb est affiliée à la Caisse de sécurité sociale et, qu’à ce titre, elle bénéficie indûment des indemnités journalières.
Tout le dossier a été envoyé au Ministère mais aucune réponse n’a été donnée à ce jour.


Le cas de Mme Mouline fadwa, agent local qui fait fonction de secrétaire. Dans le cadre de redéploiement du personnel au sein du consulat, le consul a affecté cette dernière pour prendre d’autres fonctions, chose qu’elle a violement refusé et rejeté.
Après cet agent s’est proposée d’aller dans le service d’état civil. Aucune objection ne lui a été faite. Une semaine après, elle s’absente et commence à envoyer des arrêts de travail pendant 2 mois et demi (6 arrêts de travail). Pendant cette période, M. Mouline n’a pas cessé de dénigrer le consul et l’essuyer de toutes les insultes et mensonges. Cet agent est la fille d’une ex-employée au Ministère des Affaires étrangères, qui s’occupait de standard (actuellement en retraite), et qui n’était autre qu’une proxénète au service des Hauts cadres du Ministère, et qui, à ce titre, a réussi à faire recruter 4 de ses enfants (deux filles et 2 garçons) dans les consulats du Maroc à l’étrangers.
Au mois de décembre 2010, M. semlali et M. Bassou sont venus en inspection au consulat. Tout le personnel était unanime pour dénoncer les agissements et les mensonges de cet agent et le personnel ont témoigné librement et en toute franchise contre cette personne.

Au lieu de sanctionner cet agent pour insubordination, manque de respect dû au responsable, et absence injustifiés, le Ministère a préféré se comporter bizarrement. En effet, le secrétaire général du ministère, M. AMRANI a demandé, par l’intermédiaire du chef de la division du personnel, au consul M. EL KHDAR de servir à Mme Mouline le 13ème mois. En réaction, le consul a envoyé un courrier au secrétaire général pour poser la question de l’opportunité de faire bénéficier les agents locaux qui s’absentent beaucoup de 13ème mois. Aucune réponse comme d’habitude. Mais cette fois- ci et juste avant de communiquer au consul la décision de sa nomination à Oran (décision en date du 20 janvier 2011), le directeur du personnel a demandé à M. EL KHDAR, par lettre du 16 janvier 2011 de servir le 13ème mois, aussi bien à Mme AMMAR et Mme Mouline. Chose que le consul a refusé de faire.

Ce n’est que sous la pression du personnel du ministère et du consulat qui ont exprimé leur indignation devant cette décision, que le Ministère a procédé à la réaffectation de Mme Mouline à Pontoise.


Chose très importante : Pie, les conclusions et les considérants du rapport que les deux cadres du Ministère (M.semlali et bassou) auraient établi à la suite de leur visite à rennes n’ont pas été communiquées au consul.


– le consul qui s’attendait à un soutien du ministère pour le travail accompli, a été surpris en pleine année scolaire de ses deux enfants, qui suivent leur scolarité en France depuis plusieurs années, par sa nomination le 1er mars 2011 à Oran, ville où il n’y a pas de mission française.


Pour se justifier, le secrétaire général du ministère, youssef Amrani, qui n’est autre que l’actuel Ministre délégué a indiqué que « depuis sa prise de fonction, le consul, M.EL KHDAR est trop rigide et ne laisse rien passer. Il n’a pas cessé d’écrire sur tel et tel affaire et que cela lui a crée des problèmes avec des gens d’en haut qui appellent par téléphone » !!! , avant d’ajouter « le ministère a besoin de poste de consulat de Rennes » ??

En fait, M. youssef Amrani, l’ancien secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères avec la complicité de certains responsables du Ministère ont voulu faire de la décision de mutation M. EL KHDAR à Oran (Algérie), et en pleine année scolaire de ses enfants (mois de mars 2011) une double sanction, d’abord se débarrasser d’un consul « qui dérange trop » comme a bien voulu justifier youssef Amarani après les réactions à cette décision, mais aussi de libérer le poste du Consul Général à Rennes pour le confier à un Monsieur étranger au Ministère des affaires étrangères (qui n’est pas un diplomate), qui n’est d’autre que M. Sekouri lahcen, ex-chef de cabinet de M. M’Haned Laanser du Mouvement Populaire.

La décision de faire muter M. EL KHDAR du consulat du Maroc à rennes au consulat du Maroc à Oran (Algérie) n’a pas passé inaperçu. La communauté marocaine de l’ouest de France s’est mobilisée contre cette décision. Plusieurs pétitions ont été adressées au Palais Royale et au Ministère des Affaires étrangères pour exprimer leur indignation contre cette décision et manifester leur solidarité avec M. EL KHDAR, consul du Maroc à rennes.


Voici quelques articles de presse qui ont couvert l’affaire de M. EL KHDAR, ainsi que quelques lettres de soutiens parmi des dizaines publiées par la société civile dans le grand ouest de France, en signe de solidarité et de soutien avec M. Ahmed EL KHDAR.

Cette affaire n’a pas échappé au Parti de Justice de développement, puisque son groupe au parlement a posée une question parlementaire écrite et qui a été présentée par le député Najib BOULIF au nom du groupe au parlement.

J’espère que ces informations vont vous éclairer sur cette affaire qui a suscité l’indignation de tout les gens intègres au sein du Ministère des affaires étrangères qu’à l’extérieur, en souhaitant vivement que le Ministre actuel des affaires étrangères , si Othmani donne l’occasion à M. EL KHDAR pour lui expliquer tout ça et faire la part des choses dans cette affaire qui a porté un préjudice à lui et à sa famille.

Merci beuacoup

salamoualaykoum
jamila ajgoune

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