Le Maroc et la conférence sur le Sahel

Les Etats-unis d’Amérique et la France ont salué l’initiative algérienne de réunir à Alger les pays du Sahel en vue de constituer un front commun dans la lutte contre le terrorisme.

Outre l’Algérie, les autres pays concernés par cette réunion sont le Tchad, la Libye, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

« Nous nous réjouissons de l’initiative prise par les autorités algériennes d’accueillir sur leur sol cette enceinte de concertation entre les États de la région », a dit le communiqué du Ministère des Affaires Etrangères français. « Nous souhaitons que cette conférence puisse donner un nouvel élan au processus de Bamako et renforcer la coordination régionale, cruciale en matière de lutte contre le terrorisme dans cette zone » ajoute-t-il.

Tous les pays du monde sont unanimes sur le fait que « l’Algérie est la principale puissance économique et militaire de la région, jouissant d’une longue expérience dans la lutte antiterroriste qui se doit d’assurer la coordination de la lutte contre Al Qaïda dans la région, laquelle ne peut se faire de manière séparée sans risque de voir le terrorisme menacer d’autres parties de la région».

Rabat, dans sa tentative d’imposer une reconnaissance de sa souveraineté sur le Sahara Occidental et asseoir son influence au Sahel a joué toutes les cartes pour participer à la conférence d’Alger. Les dépêches de la MAP et les faux rapports des centres imaginaires, comme le POTOMAC et l’ESISC ont travaillé à arrache-pied dans ce sens en présentant le Maroc de rempart contre tous les dangers, même contre l’invasion des extraterrestres.

Au Mali, l’argent du roi Mohamed VI a poussé le président malien à revendiquer la participation de Rabat dans toute réunion sur le Sahel. L’offensive de charme marocaine dans ce pays a débuté il y a quelques années. Mais le royaumé chérifien ne fait pas partie des pays du Sahel du fait que ses frontières internationalement reconnues n’arrivent pas au Grand Sahara et son occupation du territoire du Sahara Occidental est illégale aux yeux du droit international. De plus, la République Arabe Sahraouie Démocratique est membre de l’UA et elle est reconnue par le mali en tant que’Etat indépendant.

A cela s’ajoute que les pays du Sahel refusent l’ingérence étrangère dans leurs affaires, alors que leur voisin marocain traîne avec lui l’ombre de l’AFRICOM qui ne cesse de revendiquer son installation chez lui.

La déception des autorités marocaines a été exprimée dans un communiqué dans lequel ils « déplorent » leur absence.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*